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La St Jean est une fête unique. Pourquoi? La nuit qui précède la saint Jean, on célèbre le solstice d'été (avec un peu de retard), le soleil et son homologue brûlant le feu. Dans les Pyrénées Orientales, c'est la Festa major, placée sous le signe de la flamme ravivée chaque année à la cime du mont Canigou.La Saint Jean est le jour où le Canigou, notre montagne sacrée,
déclare sa flamme à cette terre qu'il domine et qui l'aime en retour. En effet,
les montagnards ont déjà escaladé ses rudes sentiers, et ont porté sur leurs
épaules (ou à dos d'âne ?) les fagots qui nourriront le feu purificateur,
emblème solaire. La flamme a été prise au Castillet où elle veille, toute
l'année, sur la tradition bien roussillonnaise qui allie saint Jean, saint
patron de la ville, au très profane solstice d'été. Cette flamme embrasera les
fagots, réchauffera la croix
de fer du Canigou qui, cette année
2010 , a été exceptionnellement revêtue de glace, et
redescendra vers Perpignan, dispensant au passage les brandons qui iront
illuminer chaque village. Après l'exaltation de la flamme, dans un parfum miellé
de genêt ensoleillé, le ciel brillera des mille étincelles du feu d'artifice. A
l'aube, les plus courageuses se lèveront et iront cueillir dans la rosée le
bouquet "santjoanenc". |
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Le Castillet accueille la flamme Le Castillet a oublié qu'il fut prison pour n'être plus que "casa pairal", la maison ancestrale où se conserve la tradition. En l'occurrence la flamme de Saint Jean qui symbolise la flamme de la catalanité. La torche enflammée au sommet du Canigou est venue raviver le feu de la lampe qui veille dans sa niche, au mur séculaire de la Casa Pairal. Le Spiridon, composé de coureurs qui se relaient de village en village pour apporter la flamme à Perpignan, est arrivé aux environs de 18 h. Déjà, beaucoup de communes étaient venues chercher de quoi alimenter leur propre flamme. A la nuit tombée, devaient déferler d'autres coureurs et des cavaliers, portant tous fièrement "la torxa encesa". |
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Nous l'avons dit, le matin du
23 juin à l'aube, les plus vaillantes se sont levées,
selon l'ancienne coutume, pour cueillir les herbes porte bonheur : la feuille de
noyer (el noguer), l'immortelle (la sempre viva), l'orpin (le mort i viu), et le
millepertuis (el pericó groc). A la feuille de noyer, on liera les trois autres
herbes en un petit bouquet, "el ramellet santjoanenc". Les plus habiles les
associeront en forme de croix. Ce matin, à partir de 9 h, il y aura comme chaque
année, distribution de "ramellets" au Castillet. |
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